Aubigné se raconte
Aubigné se raconte
Préhistoire :
Les premières traces d’occupation humaine à Aubigné-sur-Layon remontent au Néolithique (4500-2500 av J-C). En effet, il y avait à 1700m au sud-ouest du village, au lieu-dit « La Pierre », un menhir. Malheureusement, comme de nombreux mégalithes du département, celui-ci fut déplacé en 1870 pour curer le fossé adjacent puis détruit. Les dalles qui recouvrent de nos jours ce fossé proviennent sans doute de ce menhir. La fonction de ces monuments restent encore difficile à interpréter. S’agit-il de stèles commémoratives, de bornes délimitant un territoire ou indiquant un lieu sacré ?
Antiquité : (Ier siècle avant J-C / Ve siècle après J-C) :
À Aubigné, nous n’avons retrouvé ni artefact, ni monnaie datant de la période gallo-romaine. Le seul indice d’une occupation antique nous est fourni par le nom médiéval de la commune, Albiniacus, formé par le mot latin Albinius (Aubin en français) et le suffixe acum qui sert à désigner des noms de propriété. Ainsi, plusieurs historiens supposent qu’un gallo-romain nommé Albinius aurait vécu à l’emplacement du château au II-III siècles de notre ère et laissé son nom au village. Pour d’autres, l’évêque d’Angers Aubin, évangélisateur de la région au VIe siècle, aurait donné son nom à la commune.
Moyen Age : (VIe-XVe siècles après J-C) :
Le château et l’église, monuments incontournables et structurants du village sont attestés dès le XIe siècle tandis que le prieuré est mentionné pour la première fois au début du XIIIe siècle. Au XIVe siècle, le village est appelé Aubigné-Briand dans les sources écrites. Ce nom imite celui du village voisin de Martigné-Briand. Il le conserve jusqu’en 1994 !
Grâce à l’aveu de François d’Aubigné, seigneur du lieu rédigé en 1474, on sait qu’Aubigné comprenait à la fin du Moyen Age, des hôtels, des halles, une magnanerie (local pour l’élevage des vers à soie) , des auberges, une place de la cohue. De cette période subsistent de nos jours quelques portes, linteaux sculptés et cheminées dans des maisons particulières.
Époque moderne : (XVI-XVIIIe siècles) :
Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, Madame de Maintenon (gouvernante des enfants illégitimes du roi puis épouse de Louis XIV à partir de 1683) tente à quatre reprises d’acheter le château et sa seigneurie, sans y parvenir.
À l’époque moderne, le commerce du vin prend de l’ampleur dans la région. En 1777, le Layon est aménagé en canal navigable sur 42 kilomètres entre Concourson et Chalonnes-sur-Loire pour faciliter le transport du vin et de la houille. Malheureusement, le canal cesse de fonctionner après la Révolution, période à laquelle ces infrastructures sont en partie détruites.
Pendant la période révolutionnaire, Clément-Balthazar Mesnard prêtre de la commune depuis 1757, nommé député du clergé Saumurois aux États-Généraux de 1789 fut l’un des premiers à rejoindre les députés du Tiers et à prêter serment à la Constitution civile du clergé en 1790. Vers 1760, Il commande à l’artiste italien Pauolo Baronni un nouveau décor en trompe-l’œil pour son église, chef d’œuvre de la peinture murale en Anjou.
Lors des guerres de Vendée, Aubigné connut des heures troublées. Le 30 mai 1794 (11 Prairial de l’An II du calendrier révolutionnaire), 400 paysans royalistes quittent le village de Cernusson et marchent sur Aubigné. Ils veulent venger le meurtre de deux des leurs perpétré par des aubignois et trouver le curé du village qui s’est fait connaître dans la région par ses prises de position en faveur de la Révolution. Ils pillent le village et tuent les habitants qui n’ont pas réussi à s’enfuir mais ne parviennent pas à trouver Clément-Balthazar Mesnard.
Époque contemporaine : (XIX-XXIe siècles) :
Au XIXe siècle, la viticulture, les carrières de calcaire et les fours à chaux attirent de nombreux ouvriers à Aubigné qui ont en tout temps du travail selon Célestin Port. La commune atteint à cette époque sa population maximale. Alors qu’elle comptait 381 habitants en 1841, quinze ans plus tard, en 1856, on y dénombre près de 500 habitants.
En 1876, cinq fours à chaux sont en activité dans le village. Ils permettaient de transformer la pierre calcaire en chaux, indispensable pour les activités agricoles et la construction. Ils cessent de fonctionner en 1914 alors que la guerre éclate. Deux fours sont encore visibles aujourd’hui.
Le XX e siècle marque l’arrivée à Aubigné d’équipements participant au confort moderne. Un lavoir est construit en 1913 à proximité de la route menant aux Chollets. Il permet de rincer le linge dans des structures spécifiques et d’éviter la propagation de maladies. De plus, en 1926, comme de nombreuses communes de l’entre deux-guerre, Aubigné reçoit l’électricité.
Ce siècle est aussi placé sous le signe de la musique. En 1923 est fondée par Jean Cochard, ancien combattant de la première guerre mondiale, une harmonie musicale. Les villageois s’y retrouvent pour jouer et apprendre la musique. La vie du village est alors rythmée par les manifestations de l’harmonie qui se produit partout dans le département. Au fil du siècle, elle ne cesse de s’agrandir pour compter en 1979, 47 membres !
Le 13 juin 1994, la commune qui s’appelait alors Aubigné-Briand change de nom et devient Aubigné-sur-Layon.
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