Terre d’histoire
Une histoire multimillénaire
Une histoire multimillénaire
Partout dans la village des vestiges attestent l’histoire multimillénaire d’Aubigné-sur-Layon. Les premières traces d’occupation humaine remontent à la Préhistoire. Aujourd’hui détruit, un menhir se dressait au sud-ouest du village. Dans l’Antiquité, au II-III ème siècle après J-C, un domaine gallo-romain occupait peut-être l’emplacement du château.
Cependant, il faut attendre l’époque carolingienne (791) pour voir apparaître la première mention d’Aubigné dans des sources écrites sous le nom « d’Albiniacus ». Aux siècles suivants, le village gagne en importance. Au XIe siècle, il se structure probablement déjà autour de son château, son église et son cimetière et comprend à la fin du XV ème siècle, une vingtaine d’hôtels, des halles, une forteresse.
Puis, comme d’autres villages alentours, il s’enrichit aux XVI-XVIIème siècles grâce au commerce de ses vins liquoreux, très appréciés dans les pays du nord de l’Europe. Mais le village connut également des heures plus troublées. Le 30 mai 1794, en pleine guerre de Vendée, le village républicain est pris d’assaut et pillé par des paysans royalistes.
Au XIXe siècle, la commune retrouve sa prospérité. L’industrie des fours à chaux et la viticulture la font vivre. Après la Première Guerre mondiale, en 1923, une harmonie musicale est fondée à Aubigné dont les manifestations rythment la vie de la commune. On compte alors plus d’un musicien par famille ! En 1966, un célèbre journaliste radiophonique peut dire du village qu’il est « le plus musical de France »
Bibliographie
Quelques références bibliographiques pour en savoir plus sur l’histoire d’Aubigné-sur-Layon :
GONNORD Roger, Aubigné sur Layon se raconte du Moyen Age à la Révolution, 2000, 238p.
GRUET Michel, LE ROUX Charls-Tanguy Mégalithisme en Anjou, édition feuillage, 2015, 244p.
ORAIN Véronique, Les savants crayons d’un talent d’Italie, 1990.
PORT Célestin, Dictionnaire historique, géographique et biographique du Maine-et-Loire, éditions J.-B. Dumoulin, Paris, 1874.